Côté MACRO
États-Unis : Un marché du travail résilient
Le marché de l’emploi américain confirme sa résilience, 172 000 emplois ont été créés en mai, nettement plus que les 105.000 anticipés et le taux de chômage reste stable autour de 4,3 %. Le point de vigilance concerne toutefois les salaires, qui progressent moins vite que l’inflation, comprimant de fait le revenu réel des Américains.
L’enjeu dépasse la seule lecture conjoncturelle. Le rapport sur l’emploi constitue l’un des indicateurs clés sur lesquels la Fed s’appuie pour orienter sa politique monétaire. Un marché du travail qui tient bon réduit les probabilités d’un assouplissement. Tous les regards se tournent désormais vers la réunion de la FED qui a lieu cette semaine, la première présidée par Kevin Warsh, le nouveau patron soutenu par Donald Trump.
Escalade Iran/Israël : Washington tente d’éviter l’embrasement
La tension est remontée d’un cran au Moyen-Orient. Pour la première fois depuis le cessez-le-feu d’avril, l’Iran a lancé plusieurs missiles contre Israël, en riposte aux frappes israéliennes sur Beyrouth. Tsahal affirme avoir intercepté les tirs, tandis que Téhéran évoque un simple « avertissement » et que les Gardiens de la Révolution menacent d’ouvrir de « nouveaux fronts ».
Fait marquant et largement médiatisé, Donald Trump aurait directement appelé Netanyahou pour lui demander de ne pas riposter, afin de préserver les négociations en cours avec l’Iran. Pour les marchés, l’enjeu est direct : une nouvelle flambée de violence raviverait la pression sur le pétrole et l’or et pèserait sur la trajectoire de désinflation, là où la désescalade recherchée par Washington offrirait une bouffée d’air.
Côté MICRO
Télécoms français : Le rachat de SFR par Bouygues, Free et Orange enfin signé
Après de longs mois de négociations, le trio Bouygues Telecom, Free et Orange a signé l’accord de rachat de SFR auprès d’Altice France, pour un montant de 20,35 milliards d’euros. L’opération, si elle aboutit, ferait passer le marché français des télécoms de quatre à trois acteurs majeurs, une consolidation longtemps attendue par le secteur, traditionnellement pénalisé par une guerre des prix féroce. Le partage des actifs est déjà arbitré : Bouygues Telecom récupérerait la plus grosse part (environ 52 % du chiffre d’affaires 2025, dont SFR Business et 5,9 millions de clients grand public), devant Free (27 %, dont les 6 millions de clients RED by SFR) et Orange (21 %, soit 4,9 millions de clients). Pour Altice, lourdement endettée, cette arrivée d’argent frais constituerait une bouffée d’oxygène bienvenue.
L’opération reste toutefois soumise à l’approbation des autorités de concurrence françaises et européennes, historiquement réticentes aux fusions susceptibles de faire grimper les prix pour les consommateurs. Le gouvernement surveillera de près l’emploi (plus de 8 000 salariés SFR, dont l’emploi serait garanti jusqu’à début 2029), l’évolution des prix et le maintien des investissements réseaux. La signature définitive est attendue au second semestre 2026.
Porsche AG : Relèvement de recommandation par UBS
Le constructeur automobile de luxe allemand Porsche voit son titre grimper après le relèvement de sa recommandation de « neutre » à « achat » par UBS, qui porte son objectif de cours à 60 € (contre 40 € précédemment). Les équipes estiment que le plan de redressement du groupe commence à se concrétiser et qu’il s’agit du bon moment pour se positionner, portés par la gamme de produits, la qualité du management et les mesures d’efficacité engagées.
UBS anticipe de nouvelles réductions de coûts, une amélioration de la génération de trésorerie et une gamme renouvelée susceptible de soutenir la croissance. Le courtier voit dans Porsche la capacité à « reconstruire une activité résiliente à marge à deux chiffres », adossée à une marque d’une force inégalée, une organisation redimensionnée et une exposition limitée au risque chinois.
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