NEWSLETTER DU LUNDI 3 AOUT 2026

Côté MACRO

Inflation : la France remonte à 2,1%, mais reste sous la moyenne européenne

La parenthèse désinflationniste se referme. L’inflation française a bondi à 2,4% sur un an en juillet en indice harmonisé, après 2,0% en juin, bien au-delà du consensus Bloomberg, qui la voyait stable. En indice national, l’Insee la mesure à 2,1%, contre 1,8% le mois précédent. Le coupable est identifié : l’énergie, qui flambe de 12,4% sur un an dans le sillage de la reprise du conflit au Moyen-Orient, tandis que les services accélèrent à 2,3%. La France conserve toutefois une position enviable en Europe : en juin, son IPCH ressortait à 2,0%, contre 2,8% en zone euro, 3,0% en Italie et 3,6% en Espagne. Mais l’écart se resserre, et ce chiffre conforte l’hypothèse d’une hausse des taux BCE en septembre.

 

Etats-Unis : La Fed se divise, l’emploi arbitrera les taux pour septembre

Pour la cinquième réunion consécutive, la Fed a maintenu ses taux entre 3,50% et 3,75% le 29 juillet. Mais la décision, prise à neuf voix contre trois, révèle une institution divisée : les trois dissidents plaidaient pour une hausse, signe que le choc énergétique venu du Moyen-Orient inquiète. Son nouveau président Kevin Warsh a réaffirmé son attachement à la cible de 2%, sans « objectif souple ». Reste l’autre versant du mandat : l’emploi se fissure, avec seulement 57 000 créations de postes en juin, 74 000 emplois retirés des mois précédents par révisions et un taux de participation au plus bas depuis 2021. Les chiffres de vendredi et ceux d’août arbitreront donc la réunion de septembre, où les marchés donnent désormais 75 à 80% de probabilité à une hausse.

 

Côté MICRO

Alten : Retour de la croissance organique et objectifs relevés

Alten, leader mondial de l’ingénierie et du conseil en technologies, a publié un chiffre d’affaires semestriel de 2 109 M€, en hausse de 1,2% en publié et de 1,6% en organique, avec un retour à la croissance dès le deuxième trimestre (+3,2%). La France redevient le moteur (+4,4%, +6,5% au T2), l’international se stabilise (+0,8% organique) ; seuls le Benelux et les pays nordiques reculent encore de plus de 5%. La lecture sectorielle est éclairante : l’aérospatial, la défense/sécurité/naval et le ferroviaire accélèrent, portés par les budgets militaires européens, et compensent la décrue de l’automobile. Alten relève en conséquence ses objectifs 2026 : croissance organique de 1,4% à 1,8% (contre 0% à -0,5% anticipés en avril) et rentabilité opérationnelle d’environ 9%. Très au-dessus des attentes, la publication a propulsé le titre de près de 20% le lendemain, plus forte hausse du SBF 120, un signal de soulagement pour un secteur que le marché jugeait menacé par l’IA générative. Résultats semestriels le 25 septembre.

 

Téléperformance : Le repli s’atténue lors des résultats du premier semestre

Teleperformance (TP), leader mondial des services aux entreprises en solutions digitales, a publié un chiffre d’affaires semestriel de 4 883 M€, en baisse de 1,7% à données comparables (-4,5% en publié, l’euro fort coûtant 165 M€). Le repli s’atténue toutefois : -1,2% au T2 après -2,2% au T1. Le point noir reste le Trust & Safety (modération de contenus), miné par l’automatisation ; hors cette activité, le groupe affiche une croissance de +1,7%, portée par les solutions augmentées par l’IA, en hausse à deux chiffres, et le back-office. La marge d’EBITA courant tient à 13,6%, malgré 109 M€ de coûts de restructuration, et le cash-flow disponible hors éléments non récurrents progresse à 299 M€. Le groupe étend son programme d’efficacité, visant 150 à 170 M€ d’économies annualisées. Surtout, dans un dossier où l’IA cannibalise certains métiers historiques tout en devenant le premier relais de croissance, la confirmation des objectifs 2026 et de la cible de +4% à +6% en 2028 traduit une réelle confiance du management dans l’exécution de sa transformation.

Performances hebdomadaires

 

Les rendez-vous à ne pas manquer

 

Télécharger le document au format PDF

Plus
D'actualités