Newsletter du lundi 14 décembre 2020

ORANGE, retour de l’optimisme

Orange signe ce jour deux nouveaux accords, un publicitaire et le second sur la distribution de services audiovisuels avec son partenaire TF1. Le groupe de télécommunication français va pouvoir renforcer son activité dans le secteur audiovisuel. L’association du réseau d’Orange aux contenus du groupe TF1 a pour but d’améliorer l’expérience clients. À partir de janvier, la TV d’Orange va permettre aux chaînes du groupe TF1 de renforcer son efficacité dans la publicité segmentée et donnera accès aux annonces publicitaires pour les PME, PMI. En septembre 2021, les deux groupes renouvelleront leur accord de services en ligne. En effet, la plateforme de replay MYTF1 sur la TV d’Orange proposera un service premium supplémentaire sans publicité lors du visionnage. Cette nouvelle est bien reçue par le marché, à la mi-séance les cours d’Orange et de TF1 prenaient 1,2% en bourse. Le titre Orange avait fortement baissé autour de 10% jeudi dernier suite à son conflit avec SFR sur fond de pratiques déloyales. SFR reproche notamment à Orange des pratiques anticoncurrentielles sur la période 2005-2015 visant à limiter son accès sur le dernier maillon de la chaîne allant jusqu’aux abonnés. Les deux entreprises se sont défendues pour la dernière fois jeudi devant le tribunal de commerce de Paris. L’autorité de la concurrence avait condamné Orange à payer 350 millions d’euros d’amendes pour ces pratiques. Le 22 février 2021, le tribunal rendra son verdict sur l’affaire et SFR pourrait enfin être dédommagé.

Coup dur pour Sanofi-GSK

Sanofi-GSK a annoncé que son candidat vaccin contre le Covid-19 ne sera pas prêt avant la fin 2021 et ne sera sûrement commercialisé qu’en 2022. En effet, l’efficacité du vaccin sur les personnes de plus de 50 ans n’est pas bonne alors que cette partie de la population en a le plus besoin. Le vaccin développé par les deux groupes pharmaceutiques se base sur une protéine présente sur le virus et non l’administration du virus en lui-même chez les patients comme celui du laboratoire Pfizer-BioNTech. La partie n’est pas gagnée pour Sanofi-GSK. Les partenaires avaient signé un accord de livraison de 300 millions de doses avec l’Union européenne et 100 millions de doses avec les États-Unis pour 2021. Sanofi-GSK devra confirmer ou non ces livraisons au début 2021. Cela pourrait représenter une perte de chiffre d’affaires conséquente d’autant plus que les vaccinations ont déjà commencé au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Espoir d’un accord commercial entre l’Europe et le Royaume-Uni

Dimanche soir, l’entretien téléphonique entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a permis d’éloigner la crainte d’un « no deal » au sujet du Brexit, et ainsi prolonger leurs négociations. Les discussions, qui se poursuivent depuis un an déjà, sont aujourd’hui bloquées sur trois sujets qui sont : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques ; la manière de régler les différends dans un accord futur et ; les conditions que les Européens exigent des Britanniques afin d’éviter toute concurrence déloyale. Depuis le début des négociations, toutes propositions faites par la Commission européenne sont balayées d’un revers de la main par Londres qui s’y oppose constamment, tandis qu’hier, après de longs échanges, une nouvelle piste a émergé. Cette dernière consisterait à autoriser l’autonomie réclamée par le Royaume-Uni, tout en dotant l’Union européenne, à terme, de moyens afin de corriger le différentiel de compétitivité dont le Royaume-Uni pourrait bénéficier.

Au niveau calendaire, les deux camps ont jusqu’au 31 décembre pour se mettre d’accord. En cas de « no deal », le Royaume-Uni abandonnera définitivement le marché unique de l’union douanière le 31 décembre 2020, et ses échanges avec l’UE se feront selon les règles de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), c’est-à-dire, avec des droits de douane ou de quotas, laissant envisager de nouveaux chocs pour ces économies à la suite de la crise sanitaire.

Stabilisation de la dette française repoussée

Avec les nouvelles restrictions sanitaires et la lenteur du déconfinement, l’exécutif peine à maintenir ses objectifs de stabilisation de la dette pour 2021. Alors qu’un déficit du PIB de 6,7% pour l’année 2021 était prévu en septembre, l’exécutif l’envisage maintenant à 8,5%. Cette dégradation est également constatée au niveau de la dette publique qui ne devait pas dépasser son malheureux record de 2020 (119,8% du PIB), attendue désormais à 122,4% et repoussant sa stabilisation.

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