Newsletter du lundi 31 décembre 2018

L’obscure fin d’année de C. Ghosn, branle-bas de combat dans les télécoms

Le patron de Renault va rester en garde à vue 10 jours supplémentaires, le temps de décider ou non d’une nouvelle inculpation pour abus de confiance, a décidé ce lundi la justice japonaise. Carlos Ghosn est détenu au Japon depuis le 19 novembre et déjà inculpé une première fois pour avoir minoré ses revenus sur 5 ans dans des documents remis aux autorités boursières japonaises. Cette décision ne signifie pas que l’ex-président de Nissan sera automatiquement libéré le 11 janvier, le parquet pouvant en théorie relancer une garde à vue sur de nouvelles charges. Dans le troisième volet en cours de cette affaire, le parquet soupçonne Carlos Ghosn d’avoir « failli à sa fonction de PDG et d’avoir causé un préjudice à Nissan ». Concrètement, le bureau des procureurs lui reproche d’avoir fait couvrir par Nissan des pertes sur des investissements personnels au moment de la crise financière d’octobre 2008, ce qu’il nie selon les médias citant ses avocats. La somme incriminée s’élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d’euros). Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu’un ami d’Arabie Saoudite se porte garant et aurait effectué des virements d’un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d’une filiale de Nissan. Ce type de délit est normalement prescrit au bout de 7 ans, mais la loi permet de suspendre le décompte lors des séjours à l’étranger, nombreux dans le cas de Carlos Ghosn qui passait seulement un tiers de son temps au Japon. Les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors ont déjà révoqué à l’unanimité Carlos Ghosn de la présidence de leur conseil d’administration, mais le groupe français Renault l’a maintenu jusqu’à présent à son poste, confiant “à titre provisoire” la direction exécutive à son numéro deux, Thierry Bolloré.

Le Nouvel An est généralement la pire journée pour les réseaux de téléphonie mobile, devant Noël et les grands événements sportifs. Chaque année, c’est un test grandeur nature de leur capacité à encaisser un nouveau pic de trafic. L’an dernier, chez Orange, ce sont ainsi 505 millions de SMS qui ont été échangés le 1er janvier, soit 75 % de plus que n’importe quelle autre journée ; en conséquence, des moyens d’exception sont mis en place pour éviter la panne. Les opérateurs mènent aussi des simulations en amont et se réunissent entre eux, plusieurs fois au cours du mois de décembre, pour dimensionner correctement leurs capacités d’interconnexion. Cependant, le volume de SMS du 1er janvier, même s’il reste exceptionnel, baisse d’année en année. Les Français utilisent davantage les réseaux sociaux et les messageries instantanées. Ils consomment alors des données : si le téléphone  est connecté en Wifi, ce sont les réseaux fixes qui prennent en charge le signal. Et s’il utilise le réseau mobile, celui-ci n’en souffre pas particulièrement, les réseaux « data » des opérateurs étant dimensionnés pour faire du streaming vidéo.

En route pour 2019 !

La Bourse de Paris clôturera aujourd’hui à 14h05 une année 2018 si particulière et éprouvante pour les investisseurs. Les actions mondiales ont subi un brusque retournement de tendance cette année, sur fond de hausse des taux et d’inquiétude pour la croissance mondiale. En 2017, le vert avait été la tendance à la mode sur les marchés boursiers, avec notamment des performances épatantes pour Wall Street et les marchés émergents. En 2018, la couleur a viré au rouge sur tous les continents. En Europe, le recul dépasse les 10% pour la plupart des grandes places. Wall Street a également fini par craquer à son tour, enregistrant sa pire année depuis 10 ans.

La prudence devrait rester de mise en cette nouvelle année. Nous espérons toutefois que 2019 se présente sous de meilleurs auspices… et vous souhaitons d’ici là de passer un

Excellent réveillon de la Saint-Sylvestre !

 

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Les rendez-vous à ne pas manquer