Newsletter du lundi 28012019

Carrefour et Elior rassurent les investisseurs

Le géant français de la grande distribution a rassuré mercredi dernier le marché à l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires annuel. Le titre Carrefour a ainsi clôturé la séance sur une belle hausse de près de 7%. Son chiffre d’affaires est ressorti à 22,6 milliards d’euros au quatrième trimestre, en croissance de 1,9% à données comparables. Les ventes de Carrefour en France, son premier marché, sont restées quasi stables sur la période (-0,1%) et ce malgré le mouvement des « Gilets Jaunes », tandis qu’au Brésil (15% des  ventes), elles ont progressé de 6,2%. La solidité des ventes dans l’Hexagone a agréablement surpris les investisseurs sachant que le consensus anticipait un repli organique de 0,7%. La croissance interne en Amérique latine a aussi dépassé les anticipations. Cette bonne tenue de l’activité est à mettre au crédit du plan de transformation mené par le PDG Alexandre Bompard. La dynamique de croissance du bio et du commerce en ligne reste en effet solide. Les marges devraient suivre grâce à la mise en œuvre du plan d’économies. Carrefour anticipe ainsi pour 2018 un résultat opérationnel courant en hausse de 4,6% à 1,93 milliard d’euros, là encore supérieur aux 1,86 milliard d’euros anticipé par le consensus.

Le groupe de restauration collective et de services a envoyé un signal rassurant aux investisseurs avec la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes. Sur le 1er trimestre (septembre à décembre) de son exercice décalé 2018-2019, les facturations d’Elior ont progressé de 3,5% dont la moitié alimentée par une croissance interne de 1,8%, contre 1% anticipé par le consensus. Une performance soutenue par l’activité Restauration de Concessions (aéroports, aires d’autoroutes, gares) en amélioration de 6,7% à données comparables et qui a généré 25% des ventes du groupe. Les dirigeants ont confirmé leurs objectifs pour l’exercice en cours et tablent sur une croissance interne supérieure à 1% et sur une stabilisation de la marge d’exploitation. En novembre dernier, le groupe a annoncé un projet de séparation de son activité Concessions (assuré par la marque Areas) de celle de Restauration Collective et Services, sans préciser s’il s’agirait d’une scission ou d’une cession. D’après l’agence Reuters, Elior s’orienterait finalement vers une vente. Selon des évaluations d’analystes, le groupe pourrait récupérer 1,5 à 2 milliards d’euros dans la transaction et des repreneurs potentiels devraient être sélectionnés d’ici début mars.

Mario Draghi se veut prudent

Comme attendu, la BCE n’a pas touché à ses taux directeurs. Le ralentissement en zone euro alimente les craintes que la BCE soit trop optimiste sur ses prévisions de croissance, qu’elle pourrait ainsi devoir abaisser lors de sa prochaine réunion en mars. Les données économiques « continuent à être plus faibles que prévu » a souligné jeudi son président Mario Draghi, qui a attribué cette faiblesse persistante au « ralentissement de la demande extérieure », qui devrait peser sur les perspectives de croissance à court terme, tout en jugeant rassurants « l’état du marché du travail, les conditions favorables de financement et la hausse des salaires » et précisant que « la BCE n’est pas à court d’instruments » si l’économie continuait de ralentir. Il a répété que les taux ne bougeront pas « jusqu’à l’été 2019 au moins », avant ce qui serait le premier tour de vis monétaire depuis juillet 2011. Au vu des risques mondiaux et du tassement de l’inflation en zone euro, les observateurs ont déjà repoussé leurs attentes de hausse des taux à la fin 2019 au plus tôt.

L’échec historique de Davos ?

Créé il y a près de 50 ans, le forum de Davos a pour idéal un monde ouvert, , partageant les mêmes valeurs démocratiques et dans lequel les Etats tendent vers des règles de gouvernance mondiales. Cette 49e édition a montré tout le contraire, avec l’absence des Etats-Unis et les grandes causes mondiales (lutte contre le dérèglement climatique, régulation financière et numérique, inégalités…) reléguées au second plan, au profit de la défense des intérêts nationaux. Le forum est donc loin d’avoir atteint son objectif, qui était de « concevoir une nouvelle architecture mondiale à l’âge de la quatrième révolution industrielle ».

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