Newsletter du lundi 21 janvier 2019

Accord en ligne de mire chez Air France, Casino enchaîne les coups gagnants

C’est probablement l’étape la plus importante de la réforme d’Air France qui est en passe d’être franchie. Celle qui peut donner les moyens au jeune directeur général canadien d’Air France-KLM, Ben Smith, de mener à bien sa stratégie « haut de gamme » pour Air France et entraîner l’ensemble des personnels dans la transformation de la compagnie. Dix jours après la signature d’un accord entre la direction et les syndicats navigants commerciaux (PNC), qui met fin notamment à l’aventure de Joon, Ben Smith et le puissant Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) sont sur le point de trouver un accord permettant de satisfaire d’un côté les demandes d’augmentation salariale des pilotes et, de l’autre, les besoins de flexibilité de la direction pour mettre en œuvre une stratégie focalisée sur la clientèle premium, plus rémunératrice. Les deux parties auraient trouvé vendredi un terrain d’entente sur les grands principes d’un tel accord. Un texte devrait être finalisé ce jour à l’issue de nouvelles négociations, à laquelle participera également le Spaf (Syndicat des pilotes d’Air France), le 2ème syndicat de pilotes représentatif à Air France.

Le groupe Casino a annoncé ce matin la signature d’un accord avec des fonds gérés par Fortress pour céder les murs de 26 supermarchés et hypermarchés valorisés 501 millions d’euros. Le contrat prévoit la vente de 13 Géant Casino, 3 Hyper Casino et 10 supermarchés Casino, principalement situés en province dans les zones historiques du groupe. Ces 26 actifs représentent 31,8 millions d’euros de loyers. Samedi, Casino avait déjà annoncé avoir conclu des promesses en vue de la vente de 6 hypermarchés parmi les moins performants de son parc à des adhérents Leclerc, pour un peu plus de 100 millions d’euros. En décembre, le distributeur avait également cédé 67 magasins Monoprix pour un montant de 742 millions d’euros. Cette nouvelle opération permet au groupe de porter à 1,5 milliard sa cession d’actifs et de réaliser ainsi son objectif stratégique fixé le 11 juin dernier. Ces efforts de réduction de la dette devraient être prolongés, Casino ambitionnant de renforcer sa rentabilité et son profil financier. Le groupe a par ailleurs publié jeudi dernier un chiffre d’affaires annuel en repli de 2,4%, à 36,6 milliards d’euros, conforme néanmoins aux attentes des analystes. Le groupe, affirmant avoir mieux résisté que ses concurrents aux blocages des « gilets jaunes », a notamment réalisé des ventes en hausse de 1,4% en France, à 19 milliards d’euros, ce qui a particulièrement rassuré les investisseurs : le titre a enregistré vendredi une belle hausse de plus de 8%.

La croissance chinoise s’essouffle, la demande en pétrole confirmée

La croissance de la Chine a ralenti tout au long de 2018, pour atteindre son plus faible niveau en 28 ans. Cette année a notamment été marquée par les conflits commerciaux, des efforts de désendettement, et une demande intérieure en baisse. Le PIB chinois a ainsi progressé de 6,6%, au-dessus de l’objectif de +6,5% que s’était fixé le gouvernement. Bien que sujet à caution, ce chiffre est toujours scruté, vu le poids de la Chine dans l’économie mondiale. S’il reste à un niveau que les économies occidentales peuvent lui envier, ce taux est aussi le plus faible depuis la très mauvaise année 1990 (+3,9%) à laquelle avaient ensuite succédé des années de croissance à deux chiffres. Le ralentissement de l’économie chinoise en 2018 est fortement lié aux mesures prises par Pékin pour réduire son endettement colossal, freinant crédit et dépenses d’infrastructures.

Vendredi, les prix du pétrole ont été soutenus par les prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie, l’un des grands conjoncturistes pétroliers. L’AIE a en effet confirmé ses prévisions de croissance de la demande d’or noir pour 2018 comme 2019, et ce malgré les nombreuses révisions en baisse de projections macroéconomiques. En cause : le récent recul des cours du pétrole, alors que le Brent dépassait encore les 86 dollars début octobre. « L’impact de la hausse enregistrée en 2018 par le cours du pétrole s’estompe, ce qui contribuera à compenser celui d’une plus faible croissance économique » a expliqué l’AIE dans sa note mensuelle.

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