Newsletter du lundi 12 novembre 2018

Spie reprend un peu de hauteur en Bourse

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La solide publication trimestrielle de Spie, leader européen des services pour l’énergie et les communications, a été saluée en Bourse (+6%). La production du groupe d’ingénierie a progressé de 11% sur neuf mois (+11,5% à taux de change constants), avec une croissance organique de 2,4%. La marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’inscrit en légère hausse, à 5,3%. Ces bons résultats s’expliquent notamment par la stratégie d’acquisitions du groupe et ses performances en Allemagne. Outre-Rhin, la croissance de la production s’est en effet établie à +22,9% entre janvier et septembre avec une croissance organique qui est restée forte à +4%, et les perspectives pour la fin de l’année demeurent solides. En ce qui concerne la France, cette croissance organique de la production atteint seulement 0,9% mais celle provenant des acquisitions s’établit à +4,2%, ce qui porte la croissance globale dans l’Hexagone à 5,2%. Les objectifs 2018 sont confirmés, à savoir une croissance de la production de plus de 7% à taux de change constants et une marge d’excédent brut d’exploitation de 6% ou plus, ce qui a clairement rassuré les investisseurs.

Natixis continue de performer

Natixis a dévoilé un bénéfice net part du groupe retraité des éléments exceptionnels en hausse de 7% à 438 millions d’euros, soit 10% au dessus des attentes des analystes. Il faut souligner la bonne performance de la gestion d’actifs et de fortune : au cours d’un trimestre où de nombreux gérants ont connu une décollecte, Natixis a attiré un flux d’argent positif de 5 milliards d’euros. Les encours s’élèvent à 861 milliards d’euros au 30 septembre 2018, dont 420 milliards d’euros en Europe et 425 milliards d’euros en Amérique du Nord. La progression des encours sur le trimestre a été portée par la collecte, un effet marché positif de 6 milliards d’euros, un effet change positif de 2 milliards d’euros et un effet périmètre de +2 milliards d’euros (acquisition de MV Crédit au Royaume-Uni). S’agissant de sa solidité financière, Natixis affiche un ratio de fonds propres durs de 10,9%, en hausse de 10 points de base sur le trimestre. La banque pourrait investir jusqu’à 2,1 milliards d’euros d’ici 2020 : ces investissements porteraient prioritairement sur les métiers de gestion d’actifs et de fortune et secondairement sur la banque de grande clientèle et sur les paiements. Concernant ce dernier domaine, Natixis a reconfirmé ne pas envisager une OPA sur Ingenico. Enfin, et sous réserve de la réalisation du projet de cession des activités de banque de détail à BPCE, le scénario central de Natixis reste la distribution d’un dividende exceptionnel pouvant atteindre 1,5 milliard d’euros.

Midterms et Fed : pas de surprises outre-Atlantique

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Sans surprise, les Démocrates ont remporté la Chambre des représentants la semaine dernière à l’occasion des élections de mi-mandat, tandis que les Républicains ont conforté leur majorité au Sénat. Ce scrutin met ainsi fin au contrôle de Donald Trump et des Républicains sur le Congrès, ce qui écarte la perspective d’une avancée fiscale majeure. Le nouveau Congrès, qui prendra ses fonctions en janvier, sera donc divisé avec une reprise du contrôle de la chambre basse par les démocrates pour la première fois depuis 2010, ce qui devrait donner lieu à un blocage législatif au cours des deux prochaines années. Mais cela ne devrait pas détourner Trump de son programme protectionniste. La Maison Blanche pourra aussi compter sur le Sénat pour garder la haute main sur les nominations.

La Réserve fédérale a, comme attendu, laissé sa politique monétaire inchangée jeudi et confirmé la poursuite de la croissance américaine, qui reste soutenue par la bonne santé du marché du travail et la vigueur de consommation des ménages. Ceci laisse ainsi le champ libre à une hausse de taux en décembre. L’objectif de taux des fonds fédéraux (« fed funds »), principal instrument de politique monétaire aux Etats-Unis, reste pour l’instant fixé à 2,0%-2,25%. La Fed publiera de nouvelles prévisions de croissance et d’inflation le 19 décembre à l’issue de sa prochaine réunion, où elle devrait donc relever le taux des « fed funds » pour la quatrième fois cette année, à 2,25-2,50%.

Les performances de la semaine

Les rendez-vous à ne pas manquer