Newsletter du 06 novembre 2018

TF1 cartonne

Le titre TF1 a bondi de près de 10% mardi après la publication d’un bénéfice net de 81,7 millions d’euros pour les 9 premiers mois de l’année, nettement supérieur aux attentes des analystes. Le chiffre d’affaires ressort également au dessus du consensus, en croissance de 6,9% à 1,58 milliard d’euros, après un 3ème trimestre marqué par la Coupe du Monde, même si son succès n’a pas permis de dégager de marge. TF1 avait déboursé 72 millions d’euros pour diffuser : «ce n’est pas un événement rentable», a indiqué la direction, «mais on considère la valeur de l’événement, qui renforce nos marques, notamment la marque TF1». La hausse du chiffre d’affaires vient notamment de la croissance externe, à savoir la consolidation d’Aufeminin dans le groupe (depuis mai 2018, soit un apport de 61,8 millions d’euros), de la progression des revenus publicitaires des cinq chaînes en clair (+25,9 millions d’euros, soit une augmentation de 2,5%), mais aussi des nouveaux revenus issus des accords signés avec les opérateurs télécoms. TF1 demandait en effet à être rémunérée pour la diffusion de ses chaînes payantes et gratuites via les box des opérateurs, faisant valoir qu’elle propose en plus toute une série de services à valeur ajoutée, comme la vidéo à la demande, la télévision de rattrapage (Replay) ou encore des programmes en ultra-haute définition (UHD 4K).

Air France décolle

Après un premier semestre pénalisé par les grèves à Air France, qui avaient coûté 335 millions d’euros, Air France-KLM a enregistré au 3ème trimestre un bénéfice d’exploitation de 1,065 milliard d’euros, largement supérieur aux attentes des analystes qui prévoyaient déjà de bons résultats. Dix jours après la signature d’un accord salarial à Air France, le groupe reprend ainsi des couleurs sur le plan financier. Air France-KLM profite de la demande pour compenser la hausse de sa facture pétrolière. Dans un environnement très concurrentiel et malgré un effet défavorable du change qui impacte les comptes de 88 millions d’euros, la compagnie aérienne est parvenue à augmenter sa recette unitaire de 0,5% (+2,4% à change constant), quand son rival Lufthansa a affiché une baisse de 1,3% pour conserver ses parts de marché. Combiné à une hausse du trafic de 2,3%, à 28,5 millions de passagers, le chiffre d’affaires a progressé de 4% (+5,8% à change constant), à 7,5 milliards d’euros. Les coûts unitaires ont baissé de 1% et les effets négatifs de l’augmentation du prix du carburant et de devises ont ainsi pu être compensés.

Stress tests bancaires européens réussis

L’Autorité bancaire européenne a publié vendredi soir le résultat de ses tests de résistance 2018, qui intégraient pour la première fois l’impact des nouvelles normes comptables IFRS 9. Les 48 banques passées au crible dans 15 juridictions ont toutes passé l’épreuve consistant à afficher un ratio de fonds propres durs (CET1) supérieur à 5,5% dans un scénario adverse. La banque britannique Barclays affiche le ratio de fonds propres le plus faible d’Europe. Ce dernier a notamment fondu sous le coup de la dégradation de portefeuilles de crédits aux entreprises et aux particuliers. En Allemagne, ce n’est pas la fameuse Deutsche Bank mais la banque régionale NordLB qui fait figure de lanterne rouge : après plusieurs années difficiles marquées par les taux d’intérêt bas et des paris infructueux dans des portefeuilles de crédits maritimes, Nord/LB recherche d’urgence un nouvel investisseur pour se recapitaliser. En France, la Société Générale affiche le ratio de fonds propres CET1 le plus faible.

Les salaires américains grimpent

Les créations d’emplois ont fortement rebondi en octobre aux Etats-Unis et les salaires ont enregistré leur plus forte progression en rythme annuel depuis 9 ans et demi, traduisant des tensions persistantes sur le marché du travail qui pourraient encourager la Réserve fédérale (Fed) à poursuivre dans la voie du resserrement monétaire. Le très suivi rapport mensuel sur l’emploi américain, publié vendredi par le département du Travail, montre également que le taux de chômage est resté stable en octobre à 3,7%, un plus bas de 49 ans, en dépit de la hausse de la population active.

Les performances de la semaine

Les rendez-vous à ne pas manquer