Newsletter du lundi 30 septembre 2019

 Saint Gobain en avance sur ses objectifs de cession

Saint-Gobain a conclu un accord en vue de la cession de son activité vitrage bâtiment en Corée du Sud (Hankuk Glass Industries), acteur sur le marché local de la construction, au fonds Glenwood Private Equity, société d’investissement leader en Corée spécialisée dans les activités industrielles et le secteur de la construction. La transaction devrait être effective à la fin de l’année 2019 après obtention de l’autorisation des autorités de la concurrence. Elle se fera sur la base d’une valeur d’entreprise d’environ 240 millions d’euros. Saint-Gobain conserve tout de même une position de premier plan en Corée du Sud et poursuit son développement sur les marchés de l’automobile, des sciences de la vie et de l’isolation (marchés industriels et du bâtiment). Cette opération marque une étape importante dans l’exécution par Saint-Gobain de la stratégie d’optimisation de son portefeuille : avec plus de 3 milliards d’euros de cessions en chiffre d’affaires réalisées ou signées à ce jour, l’objectif annoncé pour fin 2019 est d’ores et déjà atteint.

Solide publication pour ITS

ITS Group, 30ème ESN (Entreprise de Services du Numérique) française, a fait état  d’un chiffre d’affaires de 69,9 millions d’euros au 1er semestre 2019, en hausse de +4,3%. A périmètre constant (la société Eugena Consulting est consolidée depuis le 1er avril 2019), la croissance est de +2,6%. Le résultat opérationnel d’activité, principal indicateur opérationnel du groupe, s’établit à 3,2 millions d’euros. La marge opérationnelle d’activité ressort ainsi à 4,6% contre 3,5% au 1er semestre 2018 sur une base proforma. Cette performance est d’autant plus satisfaisante que le Groupe a réalloué au 1er semestre sur ses autres activités environ 400 000 euros de charges centrales, absorbées auparavant par l’activité négoce en France. L’endettement net marque comme en 2018 un pic au 30 juin, à 12,2 millions d’euros (contre 14,8 millions d’euros au 30 juin 2018), en raison de la saisonnalité du BFR et du paiement de l’acquisition d’Eugena Consulting. Cet endettement net devrait se réduire sensiblement à la clôture de l’exercice. La direction confirme l’amélioration progressive de la performance opérationnelle du groupe au 2nd semestre, sa priorité à court terme.

« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir… »

L’activité manufacturière en Chine s’est contractée en septembre pour un cinquième mois consécutif, selon des données officielles publiées ce lundi, sur fond de pressions prolongées que subit l’économie chinoise dans un contexte de conflit commercial avec les Etats-Unis. Cette situation pourrait inciter le gouvernement à déployer des mesures de soutien supplémentaires, comme s’y attendent les marchés, afin de contrer le plus important ralentissement économique en plusieurs décennies. L’indice PMI manufacturier officiel s’est ainsi établi à 49,8 en septembre, marquant un rebond par rapport au mois précédent (49,5) mais demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Le consensus anticipait un indice identique à celui d’août. Le projet de loi de Finances présenté vendredi donne les prévisions de recettes pour 2020, mais révise aussi les recettes de l’année en cours. Les recettes fiscales nettes devraient être supérieures de 4,6 milliards d’euros en 2019 par rapport à ce qui était prévu. Dans le détail, l’impôt sur le revenu devrait rapporter 2,2 milliards de plus qu’attendu pour cette année de bascule vers le prélèvement à la source. D’autres bonnes surprises sont venues du côté de l’impôt sur la fortune immobilière (300 millions d’euros en plus), de la « flat tax » sur les revenus du capital (300 millions en plus), et des recettes des donations. Le rendement de l’impôt sur les sociétés est revu à la hausse car le bénéfice fiscal des entreprises serait meilleur qu’attendu. Le tout est contrebalancé par une mauvaise surprise sur le front des contentieux fiscaux. La France a été condamnée en 2018 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans son litige relatif au précompte. Coût pour l’Etat français : 1,9 milliard d’euros.

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