Newsletter du lundi 26 octobre 2020

Le profit warning de SAP

Nous sommes actuellement en pleine période des résultats trimestriels des évolutions du chiffre d’affaires des entreprises. Nous ne manquons pas de surprises. Tout d’abord, l’action SAP (société Allemande qui vend et conçoit des logiciels) plonge de 18% ce lundi matin. Le concepteur de logiciels allemands a annoncé un recul de son chiffre d’affaires du 3ème trimestre d’1%, équivalant à 2,07 milliards d’euros. Les analystes prévoyaient une hausse des ventes à hauteur de 2,12 milliards, soit une progression d’1% du chiffre d’affaires. Son bénéfice opérationnel annuel se trouve impacté et cela explique la forte réaction des opérateurs. Le groupe a effectivement annoncé un « profit warning » et ne pas pouvoir réaliser ses objectifs de moyen terme, jusqu’à 2023, pour cause de perspectives négatives dues à l’épidémie actuelle.

Renault, nouvelle politique commerciale

Renault a présenté son évolution du chiffre d’affaires jeudi dernier en baisse de 8,2% pour ce 3ème trimestre. Même si cette baisse est plus faible qu’en début d’année, principalement grâce à une reprise des ventes en Europe, le groupe a annoncé avoir dépensé trois milliards d’euros du prêt garanti par l’État. Ce montant représente 60% du capital dédié pour lutter contre la crise du Covid. Malgré les mauvais résultats, Renault peut se féliciter du succès de sa petite voiture électrique, la Zoé. En effet, cette réussite est basée sur la nouvelle politique commerciale du groupe. La stratégie du groupe repose maintenant sur la profitabilité aux volumes. Grâce à une prise de conscience de la société sur la protection de l’environnement et aux aides accordées par l’État, le nombre de voitures électriques vendues par le groupe devrait évoluer fortement sur les prochaines années.

Le luxe affiche des résultats séduisants

Le secteur du Luxe continue de séduire les investisseurs et les consommateurs avec une demande tirée par la Chine et les Etats-Unis. Les signes encourageants de reprise observés en juin s’avèrent confirmés au troisième trimestre pour le  n°1 mondial du luxe. LVMH a réalisé un chiffre d’affaires en recul organique de 7% à 11,955 Mds€, mieux que les -11% anticipés par les analystes. Cette bonne performance résulte du fort rebond de la branche « Mode & Maroquinerie » (+12%), ainsi que la résistance des « Vins et Spiritueux » (-3%). A la suite de cette annonce, le titre du groupe a bondi de 7%. Après un second trimestre fortement impacté par la crise sanitaire (-44%), Kering affiche un chiffre d’affaires T3 supérieur aux attentes (-1% de croissance organique à 3 718 M€). Cependant, le titre du groupe a subi le plus net repli du CAC 40 (-2,8%) dans la journée de vendredi, principalement lié au fait que Gucci, marque phare du groupe, a réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 8,9% contrairement à la croissance des marques Yves-Saint-Laurent (+3,9%) et Bottega Veneta (+20,7%). Du côté d’Hermès, la crise ne semble plus exister. Les ventes du troisième trimestre ont connu un fort rebond (+7%), affichant un chiffre d’affaires à fin septembre de 4,288 Mds€, en baisse organique de 14%. Le titre a réagi positivement à cette annonce avec une hausse de 2,5%. Enfin, L’Oréal, leader mondial des cosmétiques, a publié un chiffre d’affaires de 7,04 Mds€ au troisième trimestre, en hausse de 1,6% en données comparables. A fin septembre, le chiffre d’affaires du groupe s’élève à 20,11 Mds€, en baisse de 7,4% en données comparables avec un effet monétaire négatif de 1,7%.

Indices PMI en faveur du secteur manufacturier

Les résultats des enquêtes réalisées auprès des directeurs d’achats (PMI) sur l’activité dans le secteur privé en Europe diffèrent entre l’industrie et les services. L’indice PMI flash composite dans la zone euro se replie à nouveau au mois d’octobre, cette fois-ci en contraction pour la première fois depuis juin (49,4 vs 50,4 en septembre). Dans le détail, le secteur manufacturier poursuit sa résistance (54,4 vs 53,7 en septembre), tandis que l’activité des services continue son repli (46,2 vs 48 en septembre), impactée par la crise sanitaire qui limite fortement les interactions sociales, nécessaires dans ce secteur. Pour rappel, le seuil de 50 points marque la limite entre l’expansion et le repli d’activité.

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