Newsletter du lundi 22 juin 2020

Un budget européen en vue

Le 19 juin, les dirigeants européens se sont réunis par vidéoconférence pour discuter du budget à long terme de l’UE. La proposition de la Commission européenne pour un nouvel instrument de relance et le cadre financier pluriannuel relatif à la période 2021-2027 a été saluée par le Premier ministre Xavier Bettel. Les sujets sont divers tels que : les montants globaux affectés au plan de relance, l’équilibre entre les prêts et les dons, la répartition des dons prévue dans le plan de relance, les rabais des contributions nationales dont disposent certains pays d’Europe du Nord, ou encore la question des ressources propres pour financer des projets divers (taxes écologiques). Malgré de nombreuses divergences entre les Etats membres, certains chefs d’Etat comme Emmanuel Macron et Angela Merkel montrent leur soutien face à la proposition de la Commission (500 milliards € de don et 250 milliards de prêts). Les vingt-Sept ne partageant pas tous le même avis par rapport aux différents sujets, ils expriment tous la même idée actuellement : trouver une réponse forte pour sortir de la crise.

Bonne performance du métal jaune

L’or a fortement profité de la crise du Covid-19, avec un prix en hausse de plus de 15% depuis le début de l’année, à 1 748$ l’once ce lundi alors que tous les marchés actions connaissent une tendance à la baisse sur la période. Cette valeur dite refuge a profité d’un climat macroéconomique favorable (faibles taux d’intérêt, injections de liquidités quasi illimitées, dépréciation des devises mondiales etc.) et d’une psychologie favorable des investisseurs en sa faveur (incertitudes sur les élections américaines, risques d’une deuxième vague et d’un retour des tensions entre les Etats-Unis et la Chine). Le montant total des encours des fonds cotés relatifs aux valeurs de l’or atteint un niveau maximal, avec des stocks totaux de ces ETFs qui s’élèvent à plus de 100 M d’onces aujourd’hui, en hausse de 17,8 M d’onces depuis le début de l’année. Les Banques Centrales ont également joué un rôle important dans l’appétit pour le métal jaune. Avec une crainte de manque de liquidités qui émergeait au début de la crise, les Banques Centrales pouvaient faire le choix de vendre leur or, mais le mécanisme mis en place par la Fed aux Etats-Unis qui visait à assurer la liquidité de la monnaie américaine a évité ce comportement ; en effet, les Banques Centrales sont restées acheteuses d’or sur les mois de mars et avril.

Le secteur de la santé en forme

Les admissions ont pu reprendre pour les acteurs de la santé, spécialisés dans la prise en charge de la dépendance en EHPAD et en Soins de suite. Ce secteur dispose de fondamentaux toujours importants avec les phénomènes d’accroissement et de vieillissement de la population, que ce soit pour les acteurs du public comme ceux du privé.

Le groupe Korian connaît une bonne reprise de l’activité avec les entrées qui sont à nouveau autorisées dans les différents pays où il opère, dans le respect des règles sanitaires. Korian constate une augmentation du taux d’occupation dans ses établissements, avec un rythme d’entrée soutenu mais atypique pour la période en France. En général, cette période de l’année comptabilise l’essentiel des entrées pour des séjours de courte durée, tandis que la demande actuelle est plutôt orientée sur des séjours de longue durée, liée aux gels des admissions pendant le confinement et l’augmentation des listes d’attente. Le groupe a exprimé sa stratégie de profiter de la crise sanitaire pour accélérer son programme BOOST qui consiste en la rénovation d’établissements vieillissants et leur réorganisation, afin de s’adapter aux besoins des clients actuels. En matière de perspectives, la direction du groupe explique que la France constitue pour eux, une des régions les plus compliquées pour revenir à un niveau d’occupation pré-crise (concurrence accrue et une préférence pour les établissements publics plutôt que privés).

Du côté d’ORPEA, le groupe constate également un retour à un niveau de reprise satisfaisant, aidé par un taux de mortalité revenu à un niveau pré-crise, la réouverture de toutes les cliniques, et la reprise des admissions dans les EHPAD, notamment en France et en Italie, ce qui permet de compenser les départs liés à la crise du Covid-19. Le groupe estime un retour d’activité satisfaisant à partir de la fin de l’année. La reprise dans les cliniques est plus rapide que prévu (corrélée avec la reprise des actes chirurgicaux) et le retour à un niveau d’activité normal devrait être atteint à partir de septembre. La guidance pour l’année 2020 a été légèrement revue à la baisse, puisque la croissance du chiffre d’affaires est attendue en hausse de 3 à 5% (vs +8% prévue), avec une croissance organique comprise entre 0 et 2%. Des opportunités de croissance sont à venir grâce au prix des terrains qui tendent à diminuer.

LNA Santé profite de la bonne reprise pour annoncer des discussions entamées au sujet de l’acquisition du groupe Clinique Développement, qui constituerait la plus grosse opération d’acquisition de LNA depuis sa cotation en 2006. Le leader en Soins de Suite et Réadaptation qui dirige 7 établissements, avec un total de plus de 800 lits, s’inscrit parfaitement dans l’offre Moyen Séjour de LNA et son objectif d’augmenter le nombre de lits disponibles (objectifs 2022 de 2 250 nouveaux lits). Le chiffre d’affaires du groupe Clinique Développement (76,6 M€ en 2019), représente 16% de celui de LNA Santé et permettrait à LNA de s’intégrer sur un secteur qui connaît peu d’acteurs, avec un potentiel de croissance important.

Performances hebdo

Les rendez-vous à ne pas manquer