Newsletter du lundi 16 novembre 2020

URW, victoire des actionnaires minoritaires

Le combat mené par les actionnaires minoritaires d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW), Léon Bressler, ancien patron d’URW de 1992 à 2006, et Xavier Niel, a porté ses fruits mardi 10 novembre au cours de l’assemblée Générale. Convaincus que la décision du Conseil stratégique quant à l’augmentation de capital de 3,5 Mds€ n’était pas une bonne solution, les actionnaires minoritaires ont mené une campagne d’information en affirmant que le conseil avait besoin de sang neuf et que cette augmentation n’était pas nécessaire. La situation dans laquelle des actionnaires minoritaires réussissent à faire voter une résolution dissidente, à l’encontre de la volonté du conseil d’administration de l’entreprise, est très rare. Suite à ces résultats, la crédibilité de la direction d’URW a été fragilisée. Ainsi, ce sont 4 membres du comité stratégique qui ont annoncé leur démission, sur 11 membres au total, nommant à la place, Léon Bressler en tant que Président du CS, Susana Gallardo en tant que membre du comité de gouvernance et de nomination, et Xavier Niel en tant que membre du comité des rémunérations. La position du PDG, Christophe Cuvillier, est maintenant fortement fragilisée avec ses opposants qui siègent au conseil et n’excluent pas leur objectif d’acquisition de parts, au-delà des 5% déjà détenus.

Engie veut céder ses parts dans GTT

Engie a fait l’annonce de ses principaux axes stratégiques la semaine passée, avec la volonté de céder sa participation de 40,4% au capital de GTT ; activité devenue moins stratégique. Le spécialiste des membranes pour les cuves des navires transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) se retrouve face à une multitude d’options quant à sa reprise, toutes dépendantes de la perception du GNL au niveau de la thématique ESG. Valorisée à 3 milliards d’euros, la quote-part d’Engie s’élève donc à 1,2 Md€ et les options actuellement envisagées sont la cession des titres en Bourse, la vente à un industriel etc. L’option la plus plausible serait la reprise par des fonds de Private Equity, tels que bpifrance avec son fonds Lac d’Argent destiné à renforcer le capital des actifs stratégiques français.

L’Asie signe le plus grand accord commercial de l’histoire; Des chiffres économiques encourageant

Ce week-end, 15 pays de l’est asiatique et d’Océanie ont validé le plus grand accord de libre-échange de l’histoire mondiale. Suite à 10 années de négociations, l’accord regroupe la Chine, La Corée du sud, le Japon, le Laos, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, le Brunei, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie, Singapour, le Cambodge, la Thaïlande et Myanmar. L’objectif est de faciliter le commerce entre les États.  Il simplifie les accords bipartites déjà existant entre certains pays et le généralise pour tous. Ce partenariat sera avantageux pour 2,2 milliards de consommateurs et touchera 30% de la population mondiale, soit 29% du PIB mondial. Cette intégration économique permettra au Japon d’exporter avec peu de taxes douanières ses pièces automobiles dans la région. L’Australie pourra exporter ses produits agricoles et les pays les plus en difficulté recevront une opportunité de développement avec leurs voisins. Néanmoins, le grand absent est l’Inde, non pas pour des raisons de conflits politiques mais car le gouvernement s’inquiète d’une trop forte concurrence étrangère sur les produits agricoles et bons marché. Le Premier ministre Indien affirme que cet accord sera défavorable pour une partie de sa population notamment pour les plus pauvres.

En Chine tout va comme il faut, les dépenses de consommation ont continué leur hausse le mois dernier où le pays ne semble plus touché par l’épidémie. Les ventes au détail des biens de consommation ont augmenté de 4,3%  en octobre. La croissance du pays a été de 3,3% en septembre et les prévisions de PIB 2020 du pays avoisinent les 7%.  Le Japon affiche pour sa part un rebond de 5% de son PIB au troisième trimestre. Cette croissance plus forte qu’attendu réconforte les investisseurs et nous pouvons signaler un nikkei 225, l’indice phare Japonais, sur ses plus hauts depuis 1990 à 25 900.

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