Newsletter du lundi 11 octobre 2021

États-Unis : Un taux de chômage toujours en baisse en septembre

Le taux de chômage américain pour le mois de septembre est ressorti moins bon qu’attendu vendredi après-midi. En effet, dans le pays n’auraient été créés que 194 000 d’emplois alors que près de 500 000 étaient attendus. Le taux de chômage diminue à 4.8% après 5.2% en août. La proportion de la population active aux États-Unis baisse à 61.6% contre plus de 63% en 2019 (environ 71.7% en France). Le rapport démontre de plus une baisse des offres d’embauches ;le salaire horaire, quant à lui, est en hausse de 0.6% et plus forte que prévue. Ceci confirme les tensions sur le marché de l’emploi US. Néanmoins, ces chiffres ne devraient pas impacter la politique monétaire de la réserve fédérale américaine, ni son calendrier de tapering.

PMI services : secteur toujours en croissance

L’indice PMI des services ressort à 56,2 sur le mois de septembre en France, en légère baisse par rapport au mois d’août qui affichait 56,3, mais tout de même meilleur qu’attendu (56). L’indice PMI des services de la zone Euro s’élève à 56,4 contre 59 en août, mais au-dessus des attentes (56,3).

Pour rappel, un indice supérieur à 50 indique une expansion du secteur, et une contraction à l’inverse.

URW : montée en puissance de Xavier Niel au capital

Après avoir conquis le marché du numérique, Xavier Niel poursuit sa conquête sur le marché immobilier en s’offrant 23,24% du capital d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW). L’aventure a commencé lorsque Xavier Niel s’est rapproché de l’ancien PDG du groupe, Léon Bressler, en s’opposant au rachat de l’Anglo-saxon Westfield en 2019 par Unibail pour 20 milliards d’euros, qui aurait mené au fort endettement de la foncière. L’opération a néanmoins eu lieu et Léon Bressler s’est vu nommé à la tête du conseil de surveillance, Xavier Niel faisant son entrée au sein du même conseil, tout en annulant l’opération d’augmentation de capital voulu par l’ancien directoire du groupe. Jusqu’à présent, Xavier Niel détenait 13,55% du capital, avant d’atteindre les 23,24% actuels, et a l’ambition de poursuivre cette prise de participation au sein d’URW, sans volonté d’en prendre le contrôle.

Carrefour : un groupe fortement convoité

Après une offre du Canadien Couche-Tard sur Carrefour fin 2020, refusée par l’Etat français, c’est aujourd’hui l’annonce de longues discussions entre deux acteurs majeurs de la grande distribution : Auchan et Carrefour. Au départ penché sur l’idée d’une fusion, la famille Mulliez a préféré proposer une offre publique d’échange afin de favoriser les actionnaires majoritaires de Carrefour. L’issue de l’opération aurait mené Auchan à une prise de contrôle sur Carrefour, en tant qu’actionnaire majoritaire d’un ensemble valorisé à 110 milliards d’euros, pour un prix de 21,50 euros par action Carrefour, soit une valorisation du seul Groupe Carrefour à 16,5 milliards d’euros.

Refusée en cause d’importantes difficultés à valoriser les actifs du Groupe non coté, l’opération aurait permis de créer un géant de la grande distribution, aussi appelé le « Walmart français », avec environ 5 milliards de valeur industrielle et un milliard d’euros de synergies annuelles.

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