Newsletter du lundi 09 décembre 2019

USA : chiffres solides de l’emploi et confiance en forme

Les statistiques économiques publiées vendredi dernier démontrent un marché américain en forme. Les embauches ont fortement accéléré, l’économie américaine a généré 266.000 emplois sur le mois de novembre alors que le consensus attendait 186.000. Il faut remonter à janvier pour avoir un chiffre supérieur (312.000). Parmi les secteurs qui ont fortement embauché, ceux de la santé (+45.000) et des loisirs (+45.000). Le taux de chômage est donc tombé à 3,5%. Par ailleurs, l’indice de confiance des consommateurs affiche un niveau très élevé. En début du mois de décembre l’indice s’est établi à 99,2 points, contre 96,8 points début novembre et 96,5 attendu par les analystes. Cet indice est au plus haut depuis le début de 2017 et affiche une confiance à la fois sur la conjoncture actuelle (+3.6%) et sur la situation économique des mois à venir (+1.6 points). Ces deux publications avec leurs chiffres solides montrent, que malgré le coup de frein du secteur manufacturier depuis le début de l’année, l’activité de la première économie mondiale résiste bien.

OPEP : baisse de la production

Les ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs partenaires se sont réunis à Vienne la semaine dernière afin de s’entendre sur les modalités d’une baisse de production. L’ensemble du groupe de 24 pays, qui produit environ la moitié du brut mondial, ont trouvé un accord vendredi pour réduire leur production d’au moins 500.000 barils par jour. Les deux premiers contributeurs (l’Arabie Saoudite et la Russie) vont supporter près de la moitié de l’effort avec des réductions de respectivement 167.000 et 70.000 par jour. Il s’ajoute à ce dernier, des baisses volontaires et supplémentaires de plusieurs producteurs, dont en tête le Royaume Saoudien. Selon les participants de cette alliance, la réduction devrait atteindre 2,1mbj par rapport aux niveaux de la production d’octobre 2018. Cette nouvelle a réjoui les investisseurs sur les marchés pétroliers, à Londres comme à New York les prix du baril ont terminé à leurs plus hauts niveau depuis fin septembre. Elle est aussi bienvenue pour Ryad qui s’apprête à ouvrir  cette semaine le capital de sa compagnie nationale Aramco et réaliser la plus grosse introduction en Bourse de l’histoire. L’entreprise saoudienne devrait se valoriser à près de 1,700 Md$.

Orange déçoit avec des objectifs conservateurs

Orange a présenté mercredi ses prévisions à horizon 2023. Le groupe a annoncé un EBITDA après loyers, stable pour 2020 mais légèrement en deçà des attentes des analystes, puis une croissance solide de cet agrégat comprise entre 2% et 3% par an sur la période 2021-2023. Les flux de trésorerie organiques, proches de 2 milliards d’euros en 2019 et 2020, sont attendus en progression sur la période pour atteindre une cible comprise entre 3,5 et 4 milliards d’euros en 2023. Le groupe a annoncé le maintien d’un dividende de 0,70 € par action sur la période 2019 – 2023, sans exclure la possibilité d’une augmentation en cas de bonne performance. Les analystes attendaient notamment un engagement plus fort d’Orange avec une augmentation de son dividende directement liée à la progression attendue sur les flux de trésorerie. L’action a perdu 4,7% le jour de la communication, le marché sanctionnant plutôt un manque d’ambition du groupe, les prévisions de génération de trésorerie restant toujours solides.

Les impacts d’une grève prolongée

Les secteurs de la consommation, des services aux entreprises, des SSII et de la santé sont identifiés comme étant les plus à risque en cas d’une prolongation des grèves en France. On peut notamment citer Maisons du Monde (53% du chiffre d’affaires en France), Sandro Maje Claudie Pierlot (37% du chiffre d’affaires en France), FNAC dont le T4 représente 35% de l’année mais dont l’impact pourrait être compensé par la forte activité du Black Friday. Les secteurs des loisirs, transports, médias, énergie présentent moins de risque vis-à-vis d’une prolongation de cette grève. La baisse du trafic ferroviaire pourrait  même avoir un impact positif pour le trafic autoroutier chez Vinci et Eiffage.

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