Newsletter du lundi 04 novembre 2019

Création du 4ème groupe automobile mondial

Les groupes PSA et Fiat Chrysler ont annoncé jeudi dernier leur fusion afin de créer le numéro quatre mondial, derrière Volkswagen, Toyota et l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Après une 1ère tentative avortée il y a quelques années, les deux groupes ont trouvé un équilibre commun : une fusion entre égaux par échange d’actions. L’actuel président de PSA, Carlos Tavarez, deviendra directeur général du nouveau groupe pour une durée minimale de 5 ans, et John Elkann, président de FCA, conservera la présidence, avec 11 membres au conseil d’administration (6 provenant de PSA et 5 de FCA). Le siège social du nouveau groupe se situera aux Pays Bas, les 3 sièges opérationnels resteront en France, Italie et Etats-Unis. PSA distribuera à ses actionnaires ses titres Faurecia (soit 46% du capital) et FCA distribuera un dividende exceptionnel en cash de 5,5 Mds d’€. Carlos Tavares va devoir répondre à plusieurs priorités pour piloter ce groupe de 170 Mds d’€, telles que la restructuration de l’outil industriel, la préservation de l’emploi, la restauration de la rentabilité de Fiat et le développement du groupe en Chine et aux Etats-Unis.

Un indice ISM favorable aux US

Aux USA, l’indice ISM manufacturier du mois d’octobre se contracte moins (+0,5 pts à 48,3% contre 48,7% attendu par les analystes). L’activité du secteur manufacturier s’est contractée à un rythme plus lent que celui du mois de septembre, malgré la poursuite des inquiétudes commerciales et le ralentissement de la croissance mondiale qui ont plongé l’indice dans le rouge pour la première fois depuis 3 ans au mois d’août. Au sein de l’indice ISM, les nouvelles commandes sont en progression de 1,8 pts (49,1%) par rapport à septembre et les exportations sont revenues dans le vert (+9,4 pts à 50,4%). Concernant l’emploi, l’indice s’est amélioré également, malgré un maintien de sa contraction (47,7% contre 46,3%). L’économie américaine a généré 128 000 emplois non agricoles contre 80 000 attendus, le taux de chômage a augmenté de 0,1 pt (3,6%) et le secteur privé américain a créé 125 000 emplois après 93 000 en septembre.

Saint Gobain cède son activité polystyrène

Saint Gobain, fabriquant de matériaux de construction a annoncé la cession de son activité de polystyrène en France ce lundi, une transaction qui devrait être effective d’ici fin 2019. Saint Gobain avait précédemment cédé à Hirsch son activité PSE en Allemagne pour entrer dans sa stratégie d’optimisation du portefeuille dans le cadre de sa nouvelle organisation. Bien que l’objectif initial de 3 Mds d’€ fixé à fin 2019 dans la stratégie ait déjà été atteint, Saint Gobain continue sa politique de cession dans le but de recentrer son activité. A ce jour, les cessions réalisées ou signées représentent un chiffre d’affaires supérieur à 3,2 Mds d’€.

Le secteur du GNL évolue

La semaine dernière, Total a publié les résultats du troisième trimestre 8% supérieurs aux attentes. Ces dernier ont été marqués par la baisse du prix du Brent (-18% sur un an) et du gaz (-55% en Europe et en Asie), par la reprise des marges de raffinage et par un faible taux d’imposition. Sur le 3ème trimestre, Total réalise un résultat net de 3,02 Mds $, un taux d’endettement de 21,1%, une rentabilité des capitaux propres de 10,3% et un cash flow qui s’élève à 7,4 Mds $ grâce à des projets générateurs de cash. Le Groupe accélère l’augmentation du dividende et distribuera un 3ème acompte au cours de l’exercice 2019 d’un montant de 0,68€ par action (+6% vs 2018). Total est une référence dans le secteur du GNL avec une croissance de production 3x supérieure au secteur rejoint prochainement par le géant pétrolier Aramco qui a annoncé son entrée en bourse. Qualifiée de cotation impossible il y a plus d’un an, cette opération se réalisera en deux temps : premièrement sur le Tadawul (Bourse nationale Saoudienne), puis sur une place financière internationale en 2020. L’introduction devrait valoriser l’entreprise entre 1 500 et 1 700 Mds $, c’est-à-dire la plus grosse capitalisation mondiale, faisant reculer la Bourse saoudienne de 2% par crainte d’un effondrement sous le poids de l’opération.

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